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Statistiques du CEPANI 2025

Statistiques du CEPANI 2025

Ce rapport présente des informations détaillées sur les procédures administrées par le CEPANI, notamment l’origine des parties, la langue et le siège de l’arbitrage, la constitution des tribunaux arbitraux, les statistiques sur les arbitres nommés, la durée moyenne des procédures et bien d’autres éléments.

En 2025, le nombre de procédures arbitrales introduites a augmenté. Nous avons constaté une hausse significative des dossiers internationaux : 9 % des affaires concernent exclusivement des parties étrangères (contre 0 % en 2024), et 38 % des dossiers impliquent au moins une partie internationale. Les dossiers nationaux restent stables, représentant 53 % des procédures impliquant uniquement des parties belges.

Par ailleurs, la répartition linguistique des affaires reflète la diversité de la Belgique et l’internationalisation croissante des dossiers : 47 % des procédures ont été introduites en anglais, 38 % en néerlandais et 15 % en français.

L’ampleur financière des litiges continue d’évoluer. Les procédures accélérées (enjeu inférieur à 100 000 €) représentent 15 % des affaires, tandis que 46 % de nos dossiers portent sur un montant en litige supérieur à 1 million d’euros (contre 37 % en 2024).

Ces chiffres soulignent à la fois la nécessité de disposer de mécanismes de résolution des litiges efficaces et économiquement adaptés pour les différends de moindre valeur, ainsi que le recours significatif au CEPANI pour les dossiers à forte valeur économique.

Bruxelles a renforcé son rôle de centre clé pour l’arbitrage, avec 76 % des affaires ayant choisi la capitale comme siège. Dix-huit pour cent des dossiers se sont déroulés dans d’autres villes belges, tandis que 6 % ont choisi une ville internationale, notamment Luxembourg-ville, comme siège en 2025.

En tant qu’institution administrant des mécanismes alternatifs de résolution des litiges, le CEPANI place les principes de diversité et d’inclusion au cœur de ses valeurs. En 2025, les femmes représentaient 30 % des arbitres nommés, contre 23 % en 2024. Si l’on considère uniquement les nominations effectuées par le Comité de Nomination du CEPANI— et non les confirmations d’arbitres désignés par les parties — 50 % des nominations ont concerné des femmes, soit le même pourcentage qu’en 2024. Par ailleurs, 18 % des arbitres nommés avaient moins de 40 ans, dont 83 % ont été désignés par le Comité de Nomination du CEPANI. Ces chiffres témoignent de l’engagement continu de l’institution pour un environnement plus inclusif et représentatif.

Enfin, le CEPANI confirme son engagement pour une administration efficace des procédures. Les statistiques de 2025 illustrent sa capacité à fournir des services de résolution des litiges performants, même face à une diversité et une complexité croissantes des affaires.

Origine des parties

En 2024, 53 % des affaires ont été introduites entre des parties exclusivement belges, tandis que 48 % impliquaient au moins une partie belge et une partie internationale. 9% des dossiers concernaient exclusivement des parties internationales, contre 0 % l’année précédente.

  • 53%
    Belgique vs Belgique
  • 48%
    Belgique vs Int.
  • 9%
    Int. vs Int.

Parties internationales

  • Suède
    1
  • Pays-Bas
    3
  • Allemagne
    2
  • États-Unis
    1
  • Algérie
    1
  • Suisse
    2
  • France
    1
  • Luxembourg
    2
  • Chine
    1
  • Philippines
    1
  • Maroc
    1

Langue de la procédure arbitrale

En 2025, la répartition linguistique des procédures arbitrales a évolué par rapport à 2024 : les affaires introduites en français ont diminué de 10 %, celles en néerlandais ont augmenté de 13 %, tandis que les procédures en anglais ont enregistré une légère baisse de 3 %.

Au total, 47 % des affaires ont été introduites en anglais, 38 % en néerlandais et 15 % en français.

  • Néerlandais
    38%
  • Français
    15%
  • Anglais
    47%

Lieu de l’Arbitrage

Bruxelles reste une tendance constante comme siège d’arbitrage.

En 2025, 76 % des affaires ont choisi Bruxelles comme siège, 18 % ont été établies dans une autre ville belge, et 6 % ont opté pour une ville internationale, en l’occurrence Luxembourg-ville.

En 2024, Bruxelles avait été choisie comme siège dans 79 % des cas, tandis que 21 % des dossiers se déroulaient dans d’autres villes belges.

  • Bruxelles
    76%
  • Belgique
    18%
  • International
    6%

Nature du litige

  • En 2025, la répartition des affaires par type de litige était la suivante :

    • 26 % concernaient des questions générales de droit civil ;

    • 15 % portaient sur des contrats de service ;

    • 26 % concernaient des litiges en droit des sociétés ;

    • 33 % impliquaient des contrats d’achat d’actions.

    Par rapport à 2024, on observe plusieurs évolutions : les litiges relatifs aux contrats de service ont diminué de 26 %, tandis que les affaires portant sur des questions générales de droit civil ont augmenté de 18 %. Les litiges concernant les contrats d’achat d’actions restent stables (34 % en 2024), et les affaires en droit des sociétés ont progressé, passant de 17 % en 2024 à 26 % en 2025.

  • 26%
    Droit civil
  • 15%
    Contrats de service
  • 26%
    Droit des sociétés
  • 33%
    Contrat d'achat d'actions

Montant en litige

En 2025, les procédures accélérées (enjeu inférieur à 100 000 €) représentaient 15 % des affaires, tandis que 46 % des dossiers concernaient des montants supérieurs à 1 million d’euros, contre 37 % en 2024.

  • ↓ € 100.000,00 15%
  • € 100.000,00
    -
    € 200.000,00
    19%
  • € 200.000,00
    -
    € 500.000,00
    12%
  • € 500.000,00
    -
    € 1.000.000,00
    8%
  • € 1.000.000,00
    -
    € 10.000.000,00
    38%
  • ↑ € 10.000.000,00 8%

Tribunal Arbitral

La majorité des tribunaux arbitraux, soit 53 %, étaient composés d’un seul arbitre.

  • Tribunal Arbitral (3)
    47%
    • 50% nommé par les parties
    • 50% Nommé par le Comité de nomination
  • Arbitre unique
    53%
    • 11% Nommé par les parties
    • 89% Nommé par le Comité de nomination
  • Arbitre d'urgence
    1
  • Arbitre remplacé
    2
  • Procédure de récusation
    0

Les femmes dans l’arbitrage

30%

En 2025, 23 % des arbitres nommés étaient des femmes, dont 60 % ont été désignées par le Comité de nomination du CEPANI et 40 % directement par les parties. Cette proportion reflète une augmentation du nombre de femmes nommées par rapport à 2024, où elles représentaient également 23 % des nominations.

Si l’on considère uniquement les nominations effectuées par le Comité de nomination du CEPANI— excluant les confirmations d’arbitres désignés par les parties — 50 % des nominations ont concerné des femmes, soit la même proportion qu’en 2024.

Les jeunes dans l’arbitrage

<
40ans
18%

En 2025, 18 % des arbitres nommés avaient moins de 40 ans (contre 19 % en 2024). Parmi eux, 83 % ont été désignés par le Comité de nomination du CEPANI et 17 % par les parties.

Durée moyenne d’une procédure CEPANI en 2025

En 2025, la durée moyenne d’une procédure d’arbitrage administrée selon le Règlement d’arbitrage du CEPANI était de 19,5 mois.
Les procédures accélérées se sont, quant à elles, déroulées en moyenne sur 10,5 mois à compter de leur introduction.

Procédure ordinaire durée moyenne de 16 mois
1 3m
2 1,5m
3 15m

1. Introduction -> Nomination

Le Règlement d’arbitrage du CEPANI prévoit que les parties doivent verser la provision pour frais d’arbitrage dans un délai d’un mois. Le Comité de nomination ne procède à la désignation du tribunal arbitral que lorsque cette provision a été intégralement payée. Dans la pratique, un délai moyen de trois mois est observé, principalement en raison de retards dans le paiement de cette provision.

2. Nomination → Acte de Mission :

Le Règlement d’arbitrage du CEPANI prévoit un délai d’un mois. Il est clair que les arbitres, en collaboration avec les parties et leurs conseils, ont déployé tous les efforts nécessaires pour respecter ce délai strict.

3. Acte de Mission → Sentence

Lors de l’établissement de l’Acte de Mission, ou dès que possible par la suite, le Tribunal Arbitral organise une réunion de gestion de l’affaire avec toutes les parties impliquées. Cette réunion peut se tenir en personne, par téléphone ou par vidéoconférence. Après consultation des parties, le Tribunal Arbitral établit dans un document séparé le calendrier de la procédure. Le Règlement d’arbitrage du CEPANI prévoit un délai de six mois pour rendre la Sentence Arbitrale à compter de la signature de l’Acte de Mission. En pratique, la durée moyenne d’une procédure est de 15 mois. Cette prolongation s’explique par le fait que les calendriers de procédure sont établis en concertation avec les parties, ce qui peut dépasser le délai initial de six mois fixé par le Règlement.
Procédure accélérée Durée moyenne de 10,5 mois
1 2,5m
2 8m

1. Introduction → Nomination

Conformément à l’article 29 du Règlement d’arbitrage du CEPANI, la procédure accélérée s’applique lorsque le montant du litige n’excède pas 100 000 € ou si les parties en conviennent. Dans le cadre d’une procédure accélérée, aucun Acte de Mission n’est établi.

2. Nomination → Sentence

En outre, le Tribunal Arbitral dispose d’un délai de quatre mois à compter de l’établissement du calendrier de procédure pour rendre la Sentence Arbitrale. En pratique, la durée moyenne des procédures accélérées est de huit mois, car les calendriers sont élaborés en consultation avec les parties, ce qui peut prolonger le délai initial.

Contacter LE CEPANI

Rue des Sols 8 — B-1000 Bruxelles
info@cepani.be — +32 2 515 08 35
TVA BE 0413 975 115

Informations financières

BNP  BE45 2100 0760 8589 (BIC GEBABEBB)
KBC  BE28 4300 1693 9120 (BIC KREDBEBB)
ING   BE36 3100 7204 1481 (BIC BBRUBEBB)

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