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Colloque Arbitrage et Médiation - Colloquium Bemiddeling en Arbitrage - 23.01.2025

Le 23 janvier 2025, le CEPANI organisait un colloque intitulé « Médiation et Arbitrage ».

Op 23 januari 2025 organiseerde CEPANI een colloquium met de titel « Bemiddeling en Arbitrage ».

Hugo Franchimont, KUL

Le 23 janvier 2025, le CEPANI organisait un colloque intitulé « Médiation et Arbitrage : réflexes et outils pratiques, un partage d’expérience entre juristes d’entreprise et avocats », réunissant juristes d’entreprise, médiateurs et avocats des barreaux francophone et néerlandophone de Bruxelles. L’événement, accueilli au siège du CEPANI, s’inscrit dans l’évolution des modes alternatifs de résolution des litiges dans le contexte commercial, où efficacité et préservation des relations commerciales priment.

L’ouverture a été marquée par les interventions de Marie Dupont (Bâtonnière du barreau de Bruxelles), Frank Judo (Bâtonnier du barreau de Bruxelles) et Audrey Despontin (Présidente de la conférence du Jeune Barreau de Bruxelles). Ces derniers ont souligné la nécessité de désengorger les tribunaux tout en réduisant l’adversité procédurale, insistant sur le rôle complémentaire de l’arbitrage et de la médiation. L’accent fut également mis sur la nécessité de former les praticiens à ces alternatives sans quoi le plein potentiel de ces mécanismes ne pourrait être exploité efficacement. 

Vanessa Depoortere (Blooming Heads), médiatrice agréée, a captivé l’audience en détaillant la méthode OSBD (Observation, Sentiment, Besoin, Demande) et en illustrant son propos par plusieurs exemples de situations issus de sa propre expérience. Parmi ses exemples les plus illustratifs, elle utilisa celui d’un litige familial où la phrase « Tu ne nous aimes plus » avait révélé des enjeux relationnels sous-jacents aux propos de surface. Elle insista sur ces enjeux et sur la difficulté de les déceler causée par les asymétries fondamentales entre le message transmis par l’émetteur et le message reçu par le récepteur. Dans le même registre elle donna l’exemple d’un cas concret de restructuration de dettes dans un conflit commercial a montré comment identifier les besoins réels (sécurité financière vs. préservation de la réputation) peut débloquer des situations apparemment insolubles. Enfin, Vanessa mit l’accent sur le rôle de facilitateur du médiateur : « Le médiateur n’est pas un magicien, mais un architecte du dialogue. Les parties doivent garder le contrôle du processus à tout moment », a-t-elle martelé. 

Les échanges avec Nino De Lathauwer (Freshfields), Charlotte De Muynck (Monard Law) et Gil Knops (eMotio.law) et Vanessa Depoortere ont mis en lumière la flexibilité de la médiation pour générer des solutions sur mesure tout en préservant les relations commerciales. Les intervenants parcoururent chacun certaines des phases clés d’une médiation réussie dont : (i) la préparation et le choix du médiateur, (ii) l’identification des positions des parties,  (iii) la présentation des options et les négociations, et (iv)  l’homologation judiciaire des accords. Les quatre experts, après avoir insisté sur l’adaptabilité procédurale (formats hybrides, calendriers flexibles) et la capacité à traiter des risques réputationnels ou des complexités techniques (secteurs financier, chimique) de la médiation, clôturèrent le panel en avertissant contre une vision trop idéalisée de la médiation, dont l’efficacité dépend de la bonne volonté des parties et du type de litige. 

Na een welverdiende pauze was het podium klaar voor het panel over arbitrage met Françoise Lefèvre (Lefèvre Arbitration), Vanessa Foncke (Jones Day), Lily Kengen (Tossens Goldman Gonne) en Sofie Verlinden (DEME Group). De panelleden benadrukten de flexibiliteit van arbitrage bij complexe technische of financiële geschillen, waarbij arbiters tijd kunnen investeren in grondig dossieronderzoek dankzij hun gespecialiseerde kennis – een voordeel ten opzichte van gerechtelijke procedures met strakkere deadlines. De discussie spitste zich daarna toe op keuzes tussen instellingen zoals CEPANI en het ICC. Procedurele flexibiliteit, zoals het inzetten van urgentiearbiters voor dringende voorlopige en bewarende maatregelen, werd geprezen, maar excessieve documentatie of langdurige getuigenverhoren werden afgeraden wegens het risico op het verhogen van de kosten.  

De rol van arbiters kwam centraal te staan, met de nadruk op onafhankelijkheid, expertise en het strategische nut van tribunalen met drie arbiters bij complexe zaken. Panelleden waarschuwden voor het risico van “co-arbiters” die partijdig handelen, wat de neutraliteit ondermijnt. Kosten waren ook een aandachtspunt, met risico’s van onvoorspelbare uitgaven bij ad hoc-arbitrage en de noodzaak tot balans tussen procedurele efficiëntie en budgetbeheer. Françoise Lefèvre waarschuwde: « Vermijd overbodige getuigenverhoren – kosten ≠ meerwaarde ». Hybride clausules die bemiddeling en arbitrage combineren, werden besproken, waarbij duidelijke stappen van bemiddeling vóór arbitrage werden aangeraden om vroegtijdige schikkingen te bevorderen.  

Nicolas Istas (voorzitter van het Instituut voor Bedrijfsjuristen) en Stéphanie Davidson (Leysa) sloten het colloquium af met optimisme over de verdere ontwikkeling van bemiddeling en arbitrage. De hoge opkomst en praktijkgerichte discussies van het panel bevestigden de groeiende Belgische betrokkenheid bij ADR-mechanismen die zijn afgestemd op moderne geschillenbehoeften.  

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